Septembre sera chaud : le 10 et le 18 combatif·ves pour gagner par la grève !

Après ces quelques semaines de vacances, et malgré une situation compliquée dans l’Éducation, la CGT Éduc’action vous souhaite une bonne rentrée.
Le contexte international est particulièrement anxiogène et dominé par la situation à Gaza. La situation sanitaire des Gazaouis est alarmante avec pas moins de 500 000 personnes qui sont en situation de famine et 30% des enfants sont malnutris. Il est temps de mettre fin au génocide à Gaza, d’imposer, dans un premier temps, un cessez- le -feu immédiat permettant l’acheminement de l’aide humanitaire, la fin de l’occupation militaire israélienne et permettre la reconstruction de Gaza et le droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien. Par ailleurs, les effets du réchauffement climatique ont été particulièrement prégnants durant la période estivale, entre canicule et graves incendies en Europe.
D’autre part, la question sociale se retrouve au premier plan en cette rentrée après notamment la conférence de presse de François Bayrou le 15 juillet. Le premier ministre y a annoncé une énième cure d’austérité qui sera le fil conducteur du prochain budget. Pas de détails pour les dépenses de l’État : tous les ministères devront se serrer la ceinture avec pour conséquences, pour la majorité des services publics, des moyens diminués alors qu’ils sont déjà exsangues depuis plusieurs années : suppression de 3000 emplois dans la Fonction publique et non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois à partir de 2027.
Par ailleurs, afin de préparer les esprits quant aux pistes d’économie, le premier ministre annonce un contrôle renforcé sur les arrêts maladies, le gel de prestations sociales, la suppression de 2 jours fériés… La pilule est décidément bien amère pour le monde du travail. Pis, François Bayrou pousse même le cynisme jusqu’à inciter les « partenaires sociaux » à se réunir pour « trancher » sur les jours fériés à supprimer. De qui se moque-t-on ?
Quant à notre secteur, le silence de notre ministère n’est pas une surprise. E. Borne n’ira pas contre la volonté du premier ministre et le ministère de l’Éducation ne sera pas épargné par les restrictions budgétaires alors qu’elle est déjà au bord du gouffre.
Ce n’est pas ce qui va résoudre le manque d’attractivité, véritable plaie qui touche toutes les catégories dans notre secteur. Cette année encore, les concours de recrutement n’ont pas fait le plein. Les conditions de travail vont continuer à se dégrader. Face à cette situation et aux réformes néfastes qui se succèdent de plus en plus de collègues en viennent à se questionner sur le sens du métier.
Les déclarations de la ministre sur le Bac, la semaine dernière, outre leur caractère intempestif et sans aucune concertation avec les organisations des personnels, auront pour conséquences, sur le terrain, de désorganiser davantage le travail des collègues et d’accroitre les inégalités entre les établissements avec une autonomie renforcée dans chaque lycée.
Les choix budgétaires et politiques imposés par ce gouvernement ne sont pas inéluctables. Nous n’avons plus le choix : la rentrée doit être offensive sur le plan social ! Même si l’avenir de François Bayrou est incertain, c’est la politique austéritaire qui doit être combattue, quel que soit le premier ministre qui l’incarne.
C’est donc une mobilisation d’ampleur, inscrite dans la durée qu’il faut construire pour faire reculer le budget austéritaire et imposer une politique au service des salarié∙es, des services publics, de la sécurité sociale et de la paix.
La CGT Éduc’action appelle donc l’ensemble des personnels à être en grève le 10 septembre et à se réunir pour discuter des suites et de l’ancrage de la mobilisation, notamment le 18 septembre journée de grève intersyndicale et interprofessionnelle.
Une Assemblée Générale des personnels de l’éducation aura lieu à Rennes, à 15h à l’INSPE.
Vous trouverez en pièce jointe, les différents appels syndicaux et intersyndicaux à la mobilisation.
