Quand l’extrême droite gère les affaires scolaires, la jeunesse et l’enfance…

Un peu d’histoire face à l’actualité… Un jour, un petit garçon raconte son rêve en classe où il tue le maire obéissant aux ordres de son instituteur Célestin FREINET. Ce dernier fait alors l’objet de menaces de jeunes patriotes soutenus par le maire considérant que cette école publique est « déviante ». En avril 1933, une centaine de « bons citoyens » tenteront de pénétrer dans l’École et de faire sortir de force Célestin FREINET. Celui-ci, déterminé à continuer de faire classe, pointera alors un révolver. Charles Maurras (Action Française) s’en mêlera et lui consacrera la une de son journal ainsi que plus de 42 éditoriaux, : « Il faut en finir avec la théocratie kantienne et roussienne qui accable écoliers et contribuables français. ».
Si la question de la violence n’est pour l’heure pas d’actualité, ce morceau d’histoire rappelle combien la question de l’École est sensible pour l’extrême droite, sujet idéologique et vecteur de décisions violentes à l’encontre des libertés et de l’éducation. Lors des dernières élections municipales du printemps 2026, de nombreuses collectivités ont basculé aux mains de l’extrême droite, impliquant des décisions aux conséquences graves pour l’École, les élèves et les familles.
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