Mobilisations et luttes sociales dans l’éducation Ecoles

 Une 1ère mobilisation réussie dans les écoles du 35.... qui en appelle d’autres

 

20% de grévistes dans les écoles, 300 manifestant.es devant le rectorat, près de 80 personnes en Assemblée Générale à l’appel l’intersyndicale de l’Éducation nationale et de la fédération des parents d’élèves FCPE 35. Dans les écoles maternelles et primaires du département, cette journée visait à alerter sur la dégradation des conditions d’enseignement dans le premier degré et notamment sur le manque de moyens pour assurer une école réellement inclusive

Car si la situation au niveau national est précaire, la situation en Ille-et-Vilaine est désastreuse.

Pour beaucoup de ces élèves, une prise en charge par un dispositif d’instituts médico-éducatif (IME) ou d’instituts thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) est nécessaire, mais le département se trouve particulièrement dépourvu en places disponibles. Environ 1000 d’entre sont manquantes !

Face au manque d’encadrants et à des enfants aux besoins spécifiques toujours plus nombreux, les conditions de travail actuelles placent l’ensemble du personnel dans des situations «  intenables et épuisantes  » comme le révèle le communiqué de l’intersyndicale. Depuis le 1er septembre, nous comptabilisé plus de 600 fiches fiche Santé Sécurité au Travail (SST) dans le département, principalement pour des faits de menaces, d’injures ou de violences.

Dans ce contexte, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se révèlent être des maillons essentiels pour accompagner ces élèves. Seulement, les candidates – car ce travail est effectué en écrasante majorité par des femmes – manquent à l’appel. Pire, en septembre 2025, une vingtaine d’entre elles ont été licenciées après avoir refusé de signer un avenant à leur contrat de travail qui élargissait leur zone géographique d’intervention dans les écoles. Une situation ubuesque pour les syndicats qui dénoncent plus généralement des conditions de travail «  indignes  » pour ce personnel éducatif.

Une proposition de loi pour «  fonctionnariser  » les AESH avait été proposée l’année dernière, afin de leur permettre «  une prise en charge au moins partielle de leurs frais de déplacement, une stabilité de l’emploi et la reconnaissance d’un temps plein qui prendrait en compte les heures de réunions et de préparation en plus des heures en face à face avec les élèves . Cette proposition de loi a été rejetée par le Sénat le 7 janvier dernier.

La colère était palpable d’autant plus d’un projet de suppression de 97 postes d’enseignant.es dans l’académie de Rennes à la rentrée prochaine a été annoncée dans l’académie pour le primaire.

L’intersyndicale va reprendre les propositions faites en AG pour continuer la lutte, contre les suppressions de postes, pour des moyens pour l’école inclusive !

Cette journée n’est que la 1ère pierre d’une lutte que nous voulons prolonger.