Écoles, collèges, lycées C’est ça, la continuité pédagogique ?

Nous l'appréhendions tous et toutes et la nouvelle est tombée le 12 mars : Fermeture des écoles et établissements scolaires ! Après de nombreux jours d'hésitations et d'injonctions contradictoires au plus haut sommet de l’État, au Rectorat ou à l'Inspection d'académie (faute de notes officielles), nous commençons à y voir plus clair : à moins de se porter volontaire pour l’accueil des enfants de personnels soignants, restons chez nous et télé travaillons. Cela n'enlève rien à la multitudes des questions et d’inquiétudes. Éthiques et déontologiques Sur la notion même de continuité pédagogique : soyons clairs vis-à-vis des parents. La période actuelle ne permet pas une continuité pédagogique. Des acquisitions scolaires sans l’interface d’un·e pédagogue formé-e ne sont pas possibles. Les enfants ne sont certes pas en vacances mais, nous pouvons mettre en ligne toutes les ressources que nous voulons, elles·ils ne pourront acquérir seul·es, sans l’intervention, la remédiation des enseignant·es que nous sommes, de nouvelles notions. Dans cette période, nous ne pouvons que maintenir un lien entre les apprentissages déjà faits en classe et nos élèves. Nous regrettons que le Ministère de l’Éducation nationale n’en dise rien et dénonçons les communications de notre Ministre qui sous-entendent le contraire. Il y aura des « gilets jaunes» de l'école à distance. Sans connexion internet ou imprimante, lorsque le débit internet, notamment dans nos campagnes est plus qu’aléatoire, lorsque les réseaux Toutatice ou Pronote saturent, nous savons que des milliers d'élèves seront laissé·es au bord du chemin de la continuité pédagogique. Mais à qui la faute ? A ces familles désargentées, éloignées ou sous équipées ou à nous ? La « révolution numérique » risque de se fracasser sur la réalité sociale et économique des familles. De plus, l’ensemble des parents n’a pas le temps et les capacités d’accompagner son enfant. Il serait extraordinaire que les élèves mis en difficulté devant cette révolution numérique soient celles et ceux des personnels soignants qui travaillent 10 à 12h/jour. Quid des familles en difficulté avec l’écrit ? Quid des familles allophones ? Quid des décrocheurs scolaires ? Et que dire aux familles qui vivent à 3, 4 ou 5 dans 60 m2 ? En pensant faire acquérir de nouvelles notions, nous aggraverions extrêmement les inégalités entre élèves. Autant de situations que de matières, de familles et d'établissements. Prof de maths au lycée Zola, d'EPS au collège de Bain, de conduite routière au Lycée professionnel de Tinténiac, enseignante de maternelle à Rennes ou en CM1/CM2 à Moulin... voilà que se dessine une continuité à géométrie variable inévitable. Ne tombons pas dans l'excès de travail, dans le piège de la boulimie des pièces jointes. N’oublions pas le droit à la déconnexion pour nos élèves mais aussi pour les travailleurs éducation nationale que nous sommes. Nous attendons de notre institution qu’elle déclare que le lien entre les apprentissages et les élèves peut aussi prendre d’autres formes : le jardinage, les jeux de société, l’argumentation par le biais de discussions en famille, l’écoute de musique, la cuisine,… Protection des personnels face à la contamination Nous ne sommes pas des personnels dont la présence physique est requise et vitale. Seuls les volontaires peuvent encadrer les enfants de soignants et seulement si elles·ils ont les garanties que les gestes barrières seront efficients, si on les équipe en conséquence (masque, gants, savon, liquide hydroalcoolique, ...), si les locaux sont désinfectés chaque jour, … C’est à l’administration de vérifier que tout est en œuvre pour garantir la sécurité et la santé ces personnels. De plus, il est urgent de rappeler aux personnels à risques qu’ils ne peuvent se porter volontaires. Ainsi,nous « tenons » comme dit le Président mais ne sombrons pas dans l'héroïsme. La CGT éduc’action 35 invite les volontaires à renseigner le registre de santé et de sécurité au travail à chaque fois qu’une consigne de sécurité ne peut être respectée, qu’un équipement de protection individuelle fait défaut, … N’oublions pas de le transmettre à l’administration et aux organisations syndicales. Dans bien des écoles et établissements, il est proposé de remettre des documents pédagogiques sur support papier au profit des élèves dépourvus de solution numérique. Même si nous comprenons et louons la volonté de certains de nos collègues de compenser la fracture numérique, ce choix va à l’encontre total du décret du 16 mars 2020 limitant les déplacements pour contrer la propagation du COVID19 en France et de toutes les déclarations ministérielles faites la semaine dernière qui n’ont eu cesse d’exhorter à rester chez soi et ne pas sortir. En plus de faire craindre aux directeurs et directrices, aux personnels administratifs ainsi qu’aux parents d’élèves le risque de contracter ou de propager le virus COVID19, la CGT Educ’action 35 s’inquiète de l’imprécision des consignes de l’administration. Alors que dans le Haut-Rhin, le Covid-19 se serait propagé à cause de cette « solidarité », alors qu’un parent d’élève en Ille-et-Vilaine s’est vu menacé d’une amende en allant chercher du matériel pédagogique, nous appelons les personnels à ne pas préparer ces documents et les parents d’élèves à ne pas se rendre dans les écoles. C’est en limitant la continuité pédagogique à de simples révisions que nous éviterons de creuser davantage les inégalités sociales. Les examens devront être adaptés en conséquence. Prenons de la distance et sachons dire non ou stop à notre administration. Aucun collègue dans les établissements ne compte ses heures. C’est sans doute une charge de travail plus élevée que d’habitude que nous avons à assumer. Nous le faisons avec la conviction de continuité de service public et de réussite de TOUS et TOUTES les élèves. Mais, cette administration se rappellera-t-elle des heures que nous aurons passées devant un ordinateur qui plante, des réseaux sociaux multiples, des heures à imaginer comment donner à chaque élève la même éducation ? Nul doute que le plus provocateur des Ministres saura à grand coup de primes, d'augmentations et de congés rognés nous remercier.

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