REMPLACEMENTS : Des solutions en trompe-l’oeil !

Saturday, November 5, 2016

En présentant son plan de 7 mesures pour améliorer le remplacement des enseignants-es ab­sents-es ce mardi 18 octobre, la Ministre cherche à communiquer pour masquer la réalité vé­cue sur le terrain. Une nouvelle opération de communication qui prouve aussi que la priorité affichée pour l’Éducation n’était que de la poudre aux yeux et est loin de refléter les besoins urgents. Précisons aussi, que les enseignant-es ne sont pas plus absent-es pour raison de maladie que les autres salarié-es et agents de la fonction publique et/ou privé... voire même moins. Sauf à vouloir remettre en cause le congé maternité dans une profession fortement féminisée !

 

Des créations de postes et un recrutement insuffisants


En affirmant que le nombre de postes a augmenté depuis 2013, la Ministre ne précise pas dans le même temps qu’en plus des besoins de remplacement pour les en­seignants-es malades, de nouveaux dispositifs de rem­placements ont été créés.


En effet, les journées de décharge des directeurs d’écoles de moins de 4 classes et celles des ensei­gnants exerçant en REP+, nécessitent des postes. Cette nouvelle opération de communication du ministère masque mal la réalité des besoins sur le terrain car si de nouvelles missions de remplacements courts existent, cela impose une réelle politique de création de postes de remplacement. Or les postes créés, comptés aux plus juste, ce sont faits au détriment des nécessaires ouvertures de classes. De plus, le premier problème est celui du manque de recrutement d’enseignants.

 

Des missions de remplacement qui ont augmenté !

 

Ainsi, dans de nombreux dépar­tement, à la rentrée des postes ne pouvaient être pourvus par manque d’en­seignants. Ce sont des bri­gades qui ont dus être mobi­lisés dans l’attente de l’ou­verture de la liste complé­mentaire ou du recrutement de contractuel-les. Dans beaucoup de départements, il manque des enseignants et ce sont des enseignant-es af­fecté-es sur des postes de brigade qui assurent des missions à l’année sur des postes vacants.

 

Les ZIL en ligne de mire !


L’annonce de la Ministre de transformer les postes de ZIL en postes de brigade pour créer un vivier unique de remplaçants et soit-disant améliorer l’efficacité du remplacement va fortement dégrader les conditions de travail des personnels ainsi que les conditions de remplacement. En effet, les postes de ZIL permettent des remplacements de courte durée dans les circonscriptions. Or, par définition, la courte durée n’est pas prévisible. La durée peut varier en fonction des renouvellements des arrêts. C’est le manque de remplaçants ZIL qui contraint les circonscriptions à jongler avec la pénurie pour répondre aux arrêts maladie pour garde d’enfants malades ou Congé de Maladie Ordinaire.
Les secrétaires de circonscriptions subissent d’ailleurs en premier lieu le manque de postes de ZIL ce qui accroît leur charge de travail. Ce n’est pas en la centralisant qu’on réglera le problème. Par ailleurs, il est déjà fréquent que les circonscriptions se « prêtent » les ZIL selon les besoins. Il est tout aussi fréquent que les enseignant-es ne soient pas remplacé-es dans les grandes écoles (plus de 8 classes) et en maternelle pour permettre le remplacement de ceux des petites écoles élémentaires (moins de 5 classes).

 

Une culpabilisation affichée des enseignants


En affirmant d’une part que les enseignants-es ne sont pas plus absents que d’autres types de personnels, la ministre propose d’autre part des mesures qui ajoutent de l’huile sur le feu et discréditent les en­seignants-es et le travail des per­sonnels des circonscriptions char­gés d’organiser les remplace­ments.


La mesure n°6 qui vise à « mieux accompagner les per­sonnels pour éviter les absences perlées » risque de se traduire par une culpabilisation des col­lègues à prendre un arrêt ou à le renouveler. On a déjà entendu des propos d’IEN ou de DASEN qui affirment « il y a des col­lègues qui abusent, vous le savez bien », « vous êtes sûr que vous êtes malades » ou encore « vous êtes sûr que vous n’avez pas de solutions pour votre enfant ? » !

 

L’accompagnement individuel et l’invitation au sein de la cellule ressource humaine (c’est à dire à la DSDEN avec l’IA adjoint et le chef de service de la Division du Personnel) risque de se traduire par des rappels à l’ordre, voire des sanctions. Le tutorat, l’allè­gement de service (on peut en rire quand on constate qu’on ne peut l’accorder actuellement par manque de moyen) ou le retrait temporaire de service (enten­dons-nous, congé sans solde for­cé, mise en disponibilité, CLM ou sanction disciplinaire de niveau 2 ou 3) s’apparentent plus à des mesures répressives.

 

Réaffirmons-le, les ensei­gnants ne sont pas absents par plaisir et souhaitent aussi de la continuité dans leur travail.

 

Enfin la mesure n°7 qui vise à mettre en place un guide unique sur les différentes autorisations d’absence afin de clarifier à l’at­tention des services et des agents, le cadre juridique des droits et devoirs qui leur sont as­sociés, on est aussi en droit de craindre un cadre qui permettra l’augmentation des refus des au­torisations d’absence, phéno­mènes qui existent déjà.

 

Déréglementation de la formation continue

 

En proposant aux collègues de faire leur formation hors temps d’enseignement, c’est à dire le mercredi ou pendant les vacances, payée éventuellement en heures supplémentaires, la Ministre tente une relance de la formation continue sur le temps personnel.

 

La formation continue sur le temps de service est un droit. Chaque collègue a droit à 36 semaines de formation continue.

 

Or la formation continue a été mise à mal sous l’ère Sarkozy lorsqu’il a décidé d’employer les stagiaires sur les postes classes à l’année. Les Ministres Peillon/Ha­mon/Vallaud-Belkacem n’ont pas remis en cause ce principe. Au contraire, ils l’ont renforcé en dé­doublant les stagiaires par poste (2 PES en alternance). Si la for­mation continue existe de nou­veaux, elle reste timide (15 stages au Plan Académique de Formation à candidature individuelle) et for­tement contrainte (Formation à public désigné). Le nombre de postes de brigade stage reste très limité (25 postes brigade Forma­tion continue stage long !). Alors que les conditions de travail des enseignants-es sont déjà forte­ment dégradées par la multiplica­tions des réunions, des animations pédagogiques, des conférences ou des formations à public désigné le soir après la classe ou le mercredi après-midi, cette mesure va ac­centuer encore plus un système qui alourdit fortement le temps de travail.

 

Remplacement spécialisé : le parent pauvre !


Rappelons que le nombre de postes de Brigade ASH et ZIL ASH est très réduit ! Dans notre départe­ment il existe 4 postes de brigade ASH et 2 postes de ZIL ASH ! De nombreux collègues non spécialisés sont déjà affectés sur des postes spécialisés, et les rares postes de remplaçants ASH sont rarement occupés par des titulaires du CAPA-SH. Le manque de forma­tion spécialisée en est la principale cause. Une fois de plus, c’est un recrutement et des formations insuffi­santes qui créent la pénurie.

 

Retour de la précarité ?


Enfin l’annonce de la création de 1500 emplois ne doit pas nous bercer d’illusions. Cela ne garantit pas la création de postes d’enseignants, mais peut se traduire par un recrutement de contractuels comme le précise d’ailleurs la mesure n°4 de la Mi­nistre pour les absences de plus de 15 jours ! Il peut être fait également appel à des contractuels en CDI ou en CDD, dont le recrutement peut être anticipé pour faire face au pic des besoins de remplace­ment.

 

La CGT Educ’action 35 s’oppose à ces mesures et revendique :

  • La création massive de postes permettant d’assurer tous les remplacements tout au long de l’année

  • Le maintien des dénominations ZIL, Brigade maladie, brigade stages et ASH

  • Un recrutement à la hauteur des besoins

  • Des départs en formations spécialisées en nombre pour pourvoir tous les postes spé­cialisés

  • La transformation des temps d’animations pédagogiques et de M@gistère en temps de formation continue en présentielle

  • Une augmentation du temps de formation continue pris sur le temps d’enseigne­ment

  • Une revalorisation de l’ISSR.

 

 

Please reload

19 octobre  

Rassemblement "Non aux charters"
15h Aéroport de Rennes St Jacques de la Lande

 

21 octobre  

Réunion publique contre le projet de restructuration nationale du réseau des Finances Publiques et pour le maintien des Services publics

18h30 Mairie de Chartres de Bretagne

6 novembre

RIS Premier Degré

Conditions de travail
9h-12h Rennes
maison des associations

12h30 Rassemblement devant la DSDEN 35

15 novembre  

Conférence régionale Ploufragan (22)

19 novembre

Réunion La Collective Bretagne à Saint Brieuc

29 novembre

journée d'étude académique Enseignement adapté UD CGT Rennes

2 décembre

Commission exécutive

5 décembre

Journée de grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites

Les dernières déclarations de la CGT Educ'Action 35

dans les instances

Les dernières publications
de la CGT Educ'Action

Notre dossier PPCR

Please reload

 

 

La CGT Educ'Action 35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

​​

    Bureau 120, 

31 Bd du Portugal 
CS 90837  
35208 RENNES Cedex

  

Permanences

le mercredi de 9h à 12h

le jeudi  de 9h30 à 16h30

   

Fixe : 02 99 79 82 91   

Mobile : 06 19 61 48 08

  
  35@cgteduc.fr

CDEN

05/09/19

13/03/19

08/02/19

Le Petit Cahier
1° degré N°55
avril 2019
pc55.png

PEF 159
Juin 2019

couv_pef_159.png
guide_syndical_2019.png

Soutenons toutes et tous la demande de
referendum contre la privatisation d'aéroports
de Paris

Signons et faisons signer
en cliquant ci-dessous

affiche-definitive-avion-fichier-spcial-

Derniers articles

Les Sites Nationaux
CGT Educ'Action
Le Site Fédéral
logo-Ferc-coul-2.jpg
Les Sites Confédéraux