Revalorisation salariale des personnels enseignants, ne nous laissons pas berner !

Le ministère a définitivement arrêté ses choix en termes de grille salariale pour la « revalorisation » des rémunérations des personnels enseignants, en application du protocole PPCR dans la fonction publique. Ce projet, rejeté majoritairement par les organisations syndicales dont la CGT, est néanmoins mis en œuvre par le gouvernement, alors qu’en terme de revalorisation on est très loin de combler la perte monumentale du pouvoir d’achat, et qu’il s’agit en même temps de nous faire avaler une pilule inacceptable. Quoi qu’il en soit, ces nouvelles grilles seront en œuvre à partir du 1 janvier 2017

Le ministère va évidemment mettre en avant des chiffres intéressants avec, selon notre catégorie et notre échelon, des gains de 4 à 11 points d’indice pour les salaires. Mais, il oubliera de signaler que pour 4 points d’indice, ces « gains » correspondent à la conversion de la part fixe des ISOE en salaire. Même s’il est avantageux pour la retraite de convertir des primes en salaire, cette partie ne correspond pas à une véritable augmentation de salaire. De plus, la hausse de la cotisation retraite va également venir plomber la revalorisation salariale.

Au final, si on exclut la hausse de 0,6 pt d’indice qui a été obtenue suite aux journées de grève de mars-avril, et à la volonté de calmer la colère sociale, pour un professeur certifié au 7° échelon, l’augmentation du salaire en brut sera de 19,60 Euros. En net, ce sera moins ! En faisant un premier comparatif entre l’ancienne et la nouvelle grille, on s’aperçoit également que sur une durée de 40 ans d’exercice, pour un agent qui n’avancerait qu’à l’ancienneté, pour passer à la hors classe en fin de carrière, le gain au bout de 40 ans serait de 4,27%. Avec un deuxième comparatif qui concerne cette fois-ci un enseignant qui bénéficierait d’un avancement maximum, ce n’est plus un gain de salaire mais une perte de 2,42%.

En moyenne, sur l’ensemble des personnels enseignants, ce serait une augmentation de 5,21% bien loin des 15% de pouvoir d’achat perdu. Lire le 12 p revalorisation salariale et télécharger les nouvelles grilles de rémunération

Une faible augmentation, pour nous mettre sous pression !

C’est déjà ça de gagné me direz vous ! C’est vrai ! Mais en accordant cette faible augmentation, le ministère renforce le « salaire au mérite » et offre sur un plateau un outil supplémentaire pour que les chefs d’établissement et les inspecteurs puissent en demander encore plus aux enseignants, en renforçant l’évaluation des personnels. Il y aurait au cours de la carrière des évaluations formatives, mais aussi 4 évaluations qui détermineront la vitesse d’avancement du 6° au 7° échelon et du 8° au 9°, et aussi le passage à la hors classe et à une nouvelle classe intitulée exceptionnelle. Cette évaluation se fera avec une inspection, et aussi avec un entretien individuel avec le chef d’établissement pour le second degré. Aucune présence syndicale n’est autorisée au cours de cet entretien, pendant lequel le chef d’établissement sera chargé d’évaluer l’enseignant autour de 3 compétences qui ne concernent que des activités complémentaires à notre statut. Faisons bref, notre chef sera chargé d’évaluer ce que nous faisons en plus de notre travail et ce au cours d’un tête à tête. Difficile dans cette situation d’échapper à une quelconque pression pour travailler plus sans augmentation de salaire. Et parfois pour n’obtenir aucun accélération de l’avancement, puisqu’à chaque niveau et pour chaque année, seuls 30% des enseignants pourront bénéficier d’un gain d’ancienneté. Télécharger le 4 p évaluation des enseignants

Pour les passages à la hors classe, le ministère assure qu’il est prévu que chacun y accède, mais sans indiquer à quel moment. Et les personnels du premier degré en sont toujours exclus. Pour le passage à la classe exceptionnelle, il ne faut pas rêver ! Seuls 10% des membres d’un corps connaîtront cette joie immense, et sur ces 10%, 8% des places est déjà réservées pour des missions particulières.

La CGT éduc’action revendique :

* Le versement immédiat à tous les personnels de 500 €, soit l’équivalent de 90 points d’indice, pour compenser en partie la perte de pouvoir d’achat qu’ils ont subie ; * une déconnexion totale entre la rémunération et l’évaluation. * une grille à un seul grade avec un avancement uniforme.

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