Carte scolaire : le rural dans le collimateur

« C’est pas nous qui sommes chiants, c’est la nature qu’est chiante ! J’m’emmerde moi ! J’en ai marre de la verdure. Tout est vert ! » Ce dialogue du film Buffet froid est particulièrement bienvenu puisque le siphonnage des écoles rurales est à l’œuvre, de concert avec la réforme territoriale.

Les calculs de notre gouvernement continuent à obéir à des règles de rentabilité comme l’exige le modèle capitaliste. Ainsi les maires de France ont récemment été réunis à l’invitation du sénateur Alain Duran (chargé d’une mission d’amplification de la démarche de contractualisation) pour évoquer, entre autres, les « conventions ruralité annoncées par le Président de la République dans le cadre des 21 nouvelles mesures pour les territoires, visant à accentuer le soutien à l’éducation en milieu rural : quel développement, pour quels objectifs ? »

Il faut lire entre les lignes : il s’agit de trouver des moyens pour fermer les petites structures. De nombreuses conventions sont déjà signées et mises en œuvre comme dans le Cantal, le Lot, l’Ariège, le Gers ou les Haute Pyrénées. Elles sont en cours de signature dans l’Allier, la Haute-Loire ou la Creuse. Et peut-être d’autres départements dont nous n’avons pas connaissance. Ces pseudo-consultations ne sont en fait que des manipulations et ce gouvernement a une sale habitude de faire le forcing quand il n’arrive pas à ses fins en parvenant à brouiller tout dialogue constructif.

Des maires, des enseignants, des parents s’opposent pendant que d’autres voient la carotte agitée par les services de l’Éducation nationale "le gel des suppressions de postes". Cette promesse étant conditionnée à une pondération, en cas "d’écart significatif entre le constat et les prévisions d’effectif". C’est à dire ? Quel chiffre ? Le Lot peut en témoigner... Des postes ont quand même été supprimés, à Aurillac deux projets de fermeture d’écoles à l’issue des 3 ans de contractualisation...

En droit, les mots ont un sens : une obligation assortie d’une exception non définie strictement n’est pas une obligation : C’est dans le meilleur des cas un vœu pieux, dans le pire une escroquerie. Ces conventions affirment vouloir « favoriser la mise en réseau d’unités pédagogiques pertinentes ». La question a été posée à la Rectrice de l’Académie de Clermont : « Qu’est-ce qu’une unité pédagogique pertinente ? » La réponse qu’elle a donnée est plus claire : « Une école d’au moins 4 classes ».

Très concrètement, l’objectif à moyen terme est donc la suppression de toutes les écoles d’une, deux ou trois classes. D’autre part, il s’agit de transformer les RPI en RPI concentrés : toutes les classes du RPI devront alors être regroupées en une seule école, dans une seule commune.

Quel devenir pour les communes désertées par leurs écoles ? Comment vont-être organisés les transports scolaires ? Qui va payer ? Les parents, le contribuable...?

Et cerise sur le gâteau on précise dans cette convention que les enseignants pourront recevoir des formations supplémentaires afin de "donner un enseignement de qualité à la population scolaire concernée par ladite convention. […] (et) développer des outils pédagogiques numériques." Les enseignants ruraux ont-ils besoin de plus de formation que ceux des zones urbaines ? Et l’octroi d’un ordinateur, un TBI ou des tablettes compensera-t-il la désertification ? Quel mépris ! Avec de tels projets de convention, l’Éducation nationale ne s’engage donc à rien, s’octroie le droit à renoncer en fonction d’éléments non définis dont elle sera seule interprète. À l’inverse, les obligations des signataires ne comportent aucune exception. Il est même rajouté que si le législateur ou l’exécutif (et donc le ministère !) en décide autrement, par la loi ou le règlement, les engagements de la convention ne s’appliqueront pas !

C’est par contre un chantage : en cas de non signature, plane le doute des suppressions de postes qui seront alors appliquées sans détail ! En République, la loi est la même pour tous : le fait de ne pas signer un contrat de politique spécifique ne saurait entraîner de « punition » pour un territoire et ses services publics.

L’important est de reconstruire notre réseau d’écoles en lui donnant de véritables moyens de fonctionner et cela commence par la restitution des postes détruits tout au long de ces dernières années.

17 septembre

Journée d'action interprofessionnelle

Rennes : 11h30 espl. CdGaulle

Redon : 17h Sous préfecture

Fougères : 17h30 pl. A. Briand

Vitré : 17h30 pl. de la Gare

19 septembre

Marche pour la paix et le climat

Rennes : 15h espl. CdGaulle

Saint Malo : 15h

 

22 septembre

GT CTSD : 2nd degré

3 octobre

Marche des solidarités

Manifestation à Rennes

7 octobre

Initiative pour les 15 ans de la Sécurité Sociale

9h30-16h30 : Triangle

 

 

La CGT Educ'Action 35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Bureau 120, 

31 Bd du Portugal 
CS 90837  
35208 RENNES Cedex

  

Permanences

le jeudi et le vendedi

de 9h à 16h

   

Fixe : 02 99 79 82 91   

Mobile : 06 19 61 48 08

  
  35@cgteduc.fr

Les dernières déclarations de la CGT Educ'Action 35

dans les instances

CAPD 1er Degré
 

04/06/20

+

Compte rendu

CTSD

 

11/05/20

+

Compte rendu

​​04/09/20

CDEN

03/07/20

Les dernières déclarations de la CGT Educ'Action Bretagne

dans les instances

CAPA
 

PLP 05/03/20

PLC 05/03/20

CCP
 

ANT 05/06/20

AESH 09/06/20

CTA
 

17/06/20

 

CTSA
 

02/07/20

CCAFCA
 

24/06/20

Les dernières publications de la CGT Educ'Action

Comité Technique Ministériel

15/09/20

Conseil Supérieur de l'Education

09/07/20

Voeu intersyndical

8 pages "Spécial" Stagiaires 1er et 2nd degré en INSPE rentrée 2020

4 pages"Spécial" AESHrentrée 2019

4 pages"Spécial" ATSSjanvier 2020

Le Petit Cahier
1° degré N°60
février 2020
PEF 164 : Juin 2020

Derniers articles

Les Sites Nationaux
Le Site Fédéral
Les Sites Interprofessionnels
twitter_logoB.png
facebook_logoB.png
CGT Educ'Action
facebook_logoB.png
logo-Ferc-coul-2.jpg
facebook_logoB.png